Le remboursement du prêt étudiant

Un prêt étudiant est un crédit généralement proposé par des organismes financiers pour les étudiants âgés de 18 à 28 ans. Il présente en moyenne une durée de 9-10 ans et un montant accordé pouvant aller jusqu’à 75 000€.

La durée est une donnée importante qu’il faut choisir avec soin. En effet, son allongement peut à première vue paraitre avantageux pour l’emprunteur qui bénéficiera de mensualités peu conséquentes. Mais en réalité, le prêt risque d’être plus couteux à l’arrivée. Cette durée renvoie à l’étude du remboursement du prêt étudiant.

Les modalités de remboursement du prêt étudiant

Le principe même du crédit étudiant est le financement des besoins du jeune adulte durant les années de sa scolarité. Si beaucoup d’étudiants bénéficient de l’aide de leur famille, il arrive que certains n’aient pas cette chance ou même que l’apport ne suffise pas. Un prêt peut s’avérer nécessaire et les offres au profit des étudiants sont spécialement adaptées à leurs besoins.

On distingue principalement quatre modalités de remboursement du prêt étudiant : le remboursement immédiat, les remboursements avec franchise, le remboursement anticipé. 

La franchise correspond à la période pendant laquelle le remboursement du prêt étudiant est différé. Elle couvre en principe la durée des études et le paiement ne débute qu’au départ de la vie active, à partir du moment où l’emprunteur commence à toucher de réels revenus. Elle dure en moyenne entre 2 et 5 ans et constitue l’intérêt premier du crédit étudiant. Certaines banques laissent parfois une petite marge entre la fin prévisible des études et l’entrée dans la vie active. Après la période de franchise, intervient le remboursement du prêt étudiant à proprement parler. C’est la phase d’amortissement. Elle est liée à la durée de la franchise choisie puisque plus celle-ci aura été longue, plus la période de remboursement sera courte.

La franchise totale

Durant la durée des études, en cas de franchise totale, le jeune emprunteur ne paiera que les primes d’assurance. Il est vrai que la souscription à une assurance reste un service facultatif. Néanmoins, elle est fortement conseillée pour garantir le remboursement du prêt étudiant dans l’hypothèse de la survenance d’évènements particuliers (maladie, décès, invalidité, …). La grande majorité des banques propose des assurances comprises dans le service, pour un coût allant de 0,3 à 0,6% de la somme empruntée. Ainsi donc, le remboursement du prêt étudiant – c'est-à-dire le capital versé et les intérêts – ne se fera qu’une fois la franchise achevée. Attention, si cette solution parait très attractive, elle peut être coûteuse puisque les intérêts viennent s’ajouter chaque année au montant perçu et produisent à leur tour des intérêts.

La franchise partielle

Il est parfois plus judicieux d’opter pour la franchise partielle de remboursement du prêt étudiant. Durant cette période, l’étudiant ne paie que les primes d’assurance et les intérêts en totalité.  Le remboursement du prêt étudiant commence donc dès le début du prêt mais le reversement du capital octroyé ne débutera qu’à la fin de la période de franchise, soit lors de l’entrée de la vie active. Contraignante, elle impose des frais à l’étudiant avant même la fin de ses études. Elle reste cependant au final moins coûteuse que la franchise totale puisque les intérêts seront moins conséquents in fine. C’est pourquoi cette solution doit être avantagée de ceux bénéficiant de revenus réguliers, par exemple les étudiants qui occupent un petit job en complément de leurs études.

Le remboursement immédiat

Si l’étudiant ne souhaite pas bénéficier d’une franchise, il peut choisir le remboursement du prêt étudiant immédiat qui débute dès le mois suivant le déblocage des fonds. L’emprunteur se retrouve alors à payer des mensualités qui prennent en compte le coût total du prêt : capital perçu, intérêts, assurance. Cependant, le montant des remboursements ne peut jamais dépasser 1/3 des revenus de l’étudiant qui peuvent correspondre aux bourses, au salaire d’un job étudiant, à l’aide financière familiale, etc…

Le remboursement anticipé

Une grosse rentrée d’argent reste toujours possible dans la vie d’un étudiant. Puisque le crédit étudiant est un prêt personnel, il permet de bénéficier de la loi Scrivener de 1978 qui offre la possibilité de rembourser par anticipation le crédit, totalement ou partiellement, sans verser d’indemnités. Cette modalité permet donc d’arriver plus vite au terme du remboursement du prêt étudiant. Toutefois, il faut surveiller le contrat lors de la souscription du prêt pour vérifier que le remboursement anticipé sans indemnité soit bel et bien prévu – il est donc fortement conseillé de toujours négocier la suppression des indemnités de remboursement anticipé (IRA).

Par conséquent, plusieurs types de remboursement du prêt étudiant existent. Pour se prémunir contre les mauvaises surprises, il vaut mieux discuter directement avec l’organisme financier prêteur des différentes possibilités et choisir celle la plus adaptée à ses besoins. Pour un étudiant moyen, qui bénéficie de revenus réguliers notamment via un job étudiant, l’option la plus avantageuse reste le remboursement du prêt étudiant avec franchise partielle, tout en se ménageant la possibilité de rembourser de manière anticipée pour diminuer le coût du crédit. Toutefois, la plupart des banques propose également des adaptations de la durée de l’emprunt en cours de contrat.

La modulation des mensualités de remboursement du prêt étudiant

Comme pour les prêts classiques, en premier lieu les prêts immobiliers, certaines banques proposent la modulation des échéances. Elle permet de revoir à la hausse, comme à la baisse, les mensualités pendant la durée de vie du crédit. Cela ne s’applique que lors du remboursement du prêt étudiant à proprement parler – donc soit lors de la phase d’amortissement en cas de franchise, soit lorsque l’emprunteur a choisi un remboursement immédiat. Les offres le permettant sont souvent qualifiées de « modulables » ou d’« évolutives ».

En cas d’apports plus importants, l’augmentation du montant des mensualités entraine automatiquement une réduction de la durée de remboursement du prêt étudiant et donc du coût total du crédit. C’est pourquoi la possibilité d’une modulation doit être prise en compte par le jeune emprunteur lors de la souscription du crédit. Corrélativement, la diminution des mensualités allonge la durée de remboursement du prêt étudiant et augmente le coût du service. Néanmoins, cette rallonge est utile en cas de coup dur financier.

Attention, face aux avantages déjà fournis par le prêt étudiant, en premier lieu le bénéfice d’une période de franchise pour un remboursement du prêt étudiant différé, la plupart des banques n’offrent pas cette possibilité. Elle n’est généralement accordée qu’aux crédits importants aux durées de remboursement longues. Toutefois, il est nécessaire d’en discuter avec l’organisme et il n’est pas rare que des facilités soient données à un client consciencieux. Aussi, en cas de difficultés de remboursement, le rachat du prêt étudiant est une alternative intéressante en cas de souscription à plusieurs crédits.

Le rachat du prêt étudiant

En cas de remboursement du prêt étudiant difficile, il arrive que les jeunes diplômés, ou même des étudiants, recourent à d’autres prêts ; par exemple lorsqu’il y a besoin de financer ses études mais également de payer une voiture. Néanmoins, une accumulation de crédits risque d’engendrer un déséquilibre financier.

Pour savoir s’il se trouve dans une situation délicate, l’emprunteur peut utiliser un indice qui s’appelle le taux d’endettement. Utilisé par les organismes prêteurs pour s’assurer de la bonne santé financière de l’emprunteur, il évalue ce que pèse le montant des remboursements des crédits dans le budget de la personne. Il correspond donc à la proportion des emprunts dans les revenus. Lorsque le taux d’endettement dépasse les 33%, on parle de surendettement. Une des solutions est le réaménagement de prêts qui, pour être accordé et véritablement efficace, doit être demandé avant d’avoir atteint le seuil limite de surendettement.

Le rachat, en cas de difficultés de remboursement du prêt étudiant, est possible lorsque l’étudiant est entré dans la vie activité et qu’il a recouru à plusieurs prêts pour financer ses besoins (classiquement des prêts à la consommation). Il peut faire racheter ses crédits et son prêt étudiant afin de bénéficier d’un seul prêt qui lui permettra d’obtenir des mensualités réduites par le groupement des dettes en une seule.

Cela peut également concerner un prêt étudiant cautionné par les parents. Puisque ce type de crédit permet d’obtenir des taux généralement plus intéressants que les prêts classiques, et qu’il est au bénéfice de personnes n’ayant pas de garanties financières suffisantes, une caution solidaire est généralement demandée par les banques. Elle permet de garantir le remboursement du prêt étudiant en cas de défaillance de paiement de l’étudiant : temporairement, les parents se retrouvent à rembourser à la place de l’emprunteur. A noter qu’il reste possible qu’un autre proche détienne la caution et même qu’il existe des alternatives à la caution (ex : prêt garanti par l’Etat). Reste qu’en cas de prêt étudiant avec caution des parents, lorsque ces derniers sont sollicités pour pallier à l’indisponibilité de leur enfant, ils peuvent effectuer un regroupement de leurs propres crédits et ainsi y intégrer le prêt étudiant.

Conclusion : Les diverses possibilités de remboursement du prêt étudiant

Conclure un crédit comporte l’obligation corrélative de le rembourser. Le remboursement du prêt étudiant peut se faire globalement de quatre manières : immédiatement, avec une franchise totale ou partielle, de manière anticipée. En cas de difficultés de remboursement du prêt étudiant, des modulations des mensualités sont généralement possibles. Toutefois, si cela ne suffit pas, le rachat du prêt reste une solution avantageuse ; ce qui est d’ailleurs toujours le cas lorsque l’emprunteur a souscrit à plusieurs crédits, quand bien même il arrive à tous les honorer.