Les accidents de la vie sont à l’origine des deux tiers des problèmes d’endettement des individus. Pour les accidents comme le divorce, les difficultés financières subviennent quand, un seul conjoint se retrouve à supporter la charge des crédits souscrits ensemble. Parfois, la procédure de divorce peut être en elle-même coûteuse et les divorcés ne sont pas à l’abri du chômage.

Malgré tout, il existe des possibilités d’aide et de crédit en mesure d’aider toute personne à sortir de l’impasse financière en cas de divorce coûteux, de surendettement lié ou de manque de ressources après séparation.

Financer un divorce

Le cout d’un divorce dépend du tarif de l’avocat que vous engagez. Comptez entre 1000 et 4000 € au minimum pour les prestations d’un avocat sans oublier les coûts supplémentaires dû au déménagement, au relogement et à l’équipement de votre nouvelle maison.

Outre ces dépenses importantes, le type de divorce peut entraîner plus de charges. Un divorce par consentement mutuel sera moins cher qu’un divorce par faute par exemple.

Ces éléments vous permettent de préciser le budget à allouer.

  • En cas de prêt :

Vous pouvez vous adresser à un établissement financier pour prendre un crédit divorce. Ce crédit peut être un prêt personnel rapide et flexible.

  • Les aides :

Vous avez la possibilité de bénéficier de l’aide juridictionnelle de l’État sous réserve de conditions de ressource.

Pour le logement, vous pouvez obtenir l’aide du fonds de solidarité pour le logement ou d’une allocation de logement familiale sous conditions de ressource.

Les personnes avec trois enfants dont un de moins de 2 ans, peuvent demander et obtenir à la caisse d’allocations familiales (CAF) une prime de déménagement.

Cas d’endettement excessif

Pour faire face aux difficultés financières induites par l’endettement hérité d’un divorce, vous avez deux options principales:

  • procéder à un rachat de crédits

Le regroupement de crédits vous donne une seconde chance même avec un dossier compromis. Il vous permet aussi de :

  • rassembler tous les crédits en un avec la possibilité de rallonger la durée des échéances et de diminuer les remboursements mensuels
  • d’éviter le fichage à la banque de France
  • fixer vous-même, le reste à vivre et de dégager une marge financière pour d’autres projets

Dans la plupart des cas, l’augmentation de la durée du crédit regroupé s’accompagne du renchérissement du coût du crédit. L’ampleur de la majoration va dépendre aussi des échéances restantes des crédits avant regroupement.

Pensez à faire jouer la concurrence pour minimiser le coût du rachat de crédits. Il convient aussi de bien simuler votre capacité de remboursement avant tout engagement.

  • Introduire un dossier de surendettement à la commission départementale

Avec cette option, vous bénéficiez d’un plan de redressement qui vous donne du répit. Toutefois, vous ne pouvez plus accéder à un crédit pendant quelques années pour cause d’inscription automatique au fichier des incidences de remboursement de crédits aux particuliers.

Manque de ressources après divorce

Devant la perte de l’affiliation à la sécu associée à votre conjoint et l’émergence des nouvelles charges de la vie quotidienne, vous pouvez souscrire :

  • un prêt personnel nouvelle vie chez un établissement financier
  • un prêt sans intérêt auprès de la CAF qui se rembourse par des retenus sur l’allocation familiale
  • un prêt pour intérimaire avec le FASTT en cas d’emploi précaire.

Les aides disponibles sont l’allocation de soutien familial, le complément familial pour les personnes avec plus de 2 enfants et les aides complémentaires santé.

En cas de difficultés financières, demandez l’étalement du paiement de vos impôts l’année même du divorce. Il vous est accordé quand les revenus de votre foyer fiscal diminuent de plus de 30 %. Cela vous procurera une marge financière en plus des aides et prêts dont vous disposez.