Les seniors représentent aujourd’hui en France un marché à forte croissance. Un consommateur sur deux est senior et la dynamique de leur pouvoir d’achat, chiffré à 150 milliards d’euros, est en constante progression.

Néanmoins, les besoins de financement des seniors progressent aussi sur les questions d’acquisition immobilière, de consommation, du financement d’une urgence, du départ à retraite, etc.

De plus en plus de recours au crédit retraité

En entre 1995 et 2012, la proportion des ménages de 65 ans à plus ayant souscrit à un crédit est passé de 12.6% à 24.9%. Ce chiffre des séniors détenant un crédit cache un recours important aux crédits consommation. La proportion des ménages de 55-64 détenteurs de crédit à la consommation a cru de 11% entre 1990 et 2007. Il en est de même pour les seniors de plus de 65 ans. La proportion des détenteurs de crédit de cette catégorie a cru de 14% dans la même période.

Les seniors (plus de 50 ans) représentent plus du tiers de la population française. Puisque l’espérance de vie va croissant, les séniors vivent plus longtemps en bonne santé. Ils sont encore plus actifs et leur besoin en matière de financement explose.

Quels organismes de prêts retraités ?

Le prêt retraité se fait :

  • Avec les banques

La période actuelle de taux bas et de baisse des prix dans l’immobilier est favorable à une acquisition immobilière. Même si les seniors sont confrontés à l’obstacle des assurances dont les exigences grimpent avec l’âge, ils peuvent accéder au prêt jusqu’à 70 ans. Au-delà, les banques hésitent à prendre des risques, même si la santé de l’emprunteur est bonne. Ce qui va persuader le banquier, c’est la durée du remboursement, le montant du prêt et l’âge du candidat à l’emprunt.

Les assurances sont plus exigeantes en matière de garanti en cas de prêt retraité. Selon la loi, vous pouvez jouer sur la concurrence entre l’assureur de la  banque et d’autres de votre choix. Les contreparties peuvent être une assurance-vie, un titre propriété, etc. On a besoin d’une assurance que dans le cas d’une acquisition immobilière.

  • Avec une caisse retraite

Vous pouvez aussi bénéficier, pour une acquisition immobilière (résidence principale, résidence secondaire…), d’un prêt des caisses de retraite d’un montant qui ne dépasse généralement pas 15000 euros. La condition première, c’est d’avoir cotisé entre 1 et 5 ans selon la caisse. Si vous sollicitez les prêts sociaux du CNRACL, il vous faudra une bonne réputation financière. Les taux pratiqués (de 0% à 0.75%) indexés sur les ressources de l’emprunteur sont très compétitifs.

En cas de refus d’assurance

Le cas de refus d’assurance ne concerne que le crédit immobilier. Le refus peut être motivé par un problème de santé grave. C’est là qu’intervient la convention AERAS, disponible auprès des assureurs, qui va couvrir le risque supplémentaire auprès d’un assureur qui est le seul à décider en dernier recours. Le coût de cette couverture est important, mais il vaut mieux ne pas cacher ses problèmes de santé à l’assurance.

En cas de refus persistant, faites appel à un courtier en assurance pour vous aider à trouver un assureur favorable.

Pour bien négocier son prêt

En ce moment où l’on projette à court-moyen terme la remontée des taux, il vaut mieux prêter à un taux fixe. Le taux variable dans ce contexte est plus risqué. Mais, si malgré tout vous pensez avoir un prêt retraité à taux variable, pensez à un taux capé (taux plafonné) et vous pouvez toujours anticiper la possibilité de basculer vers au taux fixe si ceci n’est pas très couteux. Négociez des mensualités dégressives c’est-à-dire plus importantes au début et moins élevées au fur et à mesure du remboursement

Sachez que faire appel au service d’un courtier en assurance peut vous coûter entre 0.4 et 1% du montant que vous empruntez. Tout ça vous permet d’emprunter pour vos projets même avec l’âge.