Le mobile, nouveau moyen de paiement sans contact

Le paiement par mobile fonctionne via une application de paiement bancaire sur le téléphone portable de l’usager. L’application smartphone repose sur le principe de la dématérialisation de la carte bancaire : L’utilisateur enregistre sa carte bleue dans son application pour ensuite utiliser son mobile comme une carte sans-contact. Ainsi, il est maintenant possible de régler ses achats en approchant simplement son téléphone à 4cm d’un terminal compatible. Cette méthode de règlement est compatible aujourd’hui avec toutes les cartes bancaires, hormis les cartes prépayées et les cartes plus anciennes. Le paiement sans-contact via mobile est disponible pour tout type d’achat, quel que soit le montant, à partir du moment où le commerçant possède un dispositif compatible. Cependant, pour des raisons de sécurité, le terminal vous demandera d’indiquer le code PIN de votre carte bleue si l’achat représente une somme supérieure à 20€.

Cette solution combine souplesse (pas de montant minimum d’achat à l’inverse d’un règlement en carte bancaire normal et pas de montant maximum) et simplicité (plus besoin de carte bancaire ni d’espèce, le téléphone suffit). Ce mode de paiement promet une sécurité d’achat identique à celle d’un paiement par carte bancaire. Les smartphones utilisés contiennent une puce avec un niveau très élevé de cryptographie. En complément, pour prévenir l’utilisation du sans-contact en cas de vol, le montant d’achats consécutifs possibles est limité entre 50€ et 100€ selon les banques. Cela signifie qu’au-delà de ce montant, le terminal vous demandera de saisir votre code confidentiel, peu importe le montant. Bien entendu, les droits sur l’utilisation du paiement par mobile s’arrêtent instantanément si vous faite opposition à votre carte.

L’arrivée du paiement par mobile en France

Présent en Europe et aux Etats-Unis, le paiement par mobile fait de plus en plus parler de lui. En France, les premières applications de paiement voient le jour depuis peu. Cette insertion n’était pourtant pas gagnée, les producteurs et promoteurs ont dû adapter l’outil aux besoins des européens. Aux Etats-Unis, l’emprise s’est faite assez rapidement puisque les américains disposent généralement de beaucoup de cartes et que celles-ci n’offrent pas la même sécurité qu’en Europe : Il n’y a pas de codes confidentiels sur les cartes américaines. A l’inverse, en Europe, les utilisateurs ne sont pas encombrés par leurs cartes, qui par ailleurs sont plus sécurisées. Ainsi, il a fallu prouver aux européens que le paiement via mobile apporte une réelle valeur ajoutée. Pour ce faire, la plupart des applications permettent notamment la gestion de coupons de réduction et de carte de fidélité, l’utilisation de promotions exceptionnelles, ou encore le règlement multidevises.

La France, terrain cible pour les acteurs du marché

L’offre s’étoffe petit à petit. On note tout d’abord l’arrivée d’ApplePay en juillet 2016 qui a été intégré d’office aux dispositifs IOS8 de la marque. En réalité, l’application était déjà disponible sur le territoire français depuis 2014, mais ce uniquement pour les banques affiliées au réseau Apple (c’est-à-dire des banques américaines, anglaises, ou chinoises). Microsoft a lui aussi créé son MicrosoftWallet, pour l’instant accessible uniquement aux personnes inscrites au programme « test windows insider ». En réponse à ces applications, SamsungPay (par Samsung) et AndroidPay (par Google) vont bientôt sortir.

Les grandes marques ne sont pas les seules à se faire un nom, à savoir il existe déjà d’autres solutions. On trouvera l’application Lydia (dite « la préférée des français ») ou encore Kwixo. L’application Paybyphone se spécialise elle dans les règlements de ticket de transport et de stationnement en vous demandant par exemple d’indiquer l’immatriculation de votre véhicule. Paypal et S-Money ont également sorti leurs applications respectives, nécessitant toutes deux la création d’un compte bancaire en ligne. Dans cette nouvelle niche, les solutions pullulent et tentent de faire leurs nids. Certaines ont même déjà mis la clef sous la porte (c’est le cas de Buyster notamment) mais une chose est sûre, c’est que le marché des nouveaux moyens de paiement n’a pas dit son dernier mot. L’offre est telle que chacun devrait pouvoir trouver chaussure à son pied.