Le business model de la Fintech repose sur la superposition de la Finance et de la technologie. En se servant du numérique pour faciliter l’accès de services financiers aux utilisateurs et créer des offres entièrement nouvelles, les start-ups de la Fintech pourraient bien faire de l’ombre aux banques traditionnelles.

Plutôt produit ou plutôt client ?

Les services de la Fintech allient simplicité, transparence et tarifs abordables. Avec cela, c’est sur l’expérience-client que la Fintech challenge le plus la banque. Elle est aujourd’hui présente sur le secteur du paiement, de la trésorerie, du financement participatif, de la monnaie virtuelle et de l’Insurtech. Cette dernière, nouveau terrain de jeu très prometteur, concerne le marché de l’assurance.

De l’autre côté, c’est la prise de conscience. Trop orientées sur le développement de nouveaux produits complexes, les banques traditionnelles ont fini par oublier le réel objectif : Répondre aux besoins des clients.

C’est en effet sur le terrain de la relation-client que les banques se font doubler. A bat les rendez-vous physiques qui vous contraignent dans votre planning, fini les démarches administratives compliquées. Applications mobiles, assistance à distance disponible le soir et le week-end, etc. Les entreprises de la Fintech ont su contourner la frustration ressentie par les utilisateurs qui les remercient à grands coups de recommandations.

On n’a pas fini d’en entendre parler

Bien entendu, ce n’est pas le chiffre d’affaires des start-ups de la Fintech en lui-même qui chamboule le marché, mais son évolution : Avec de nouvelles start-ups et de nouveaux clients (particuliers et sociétés privées) tous les jours, la Fintech fait une croissance des plus impressionnantes. On notera notamment un total de plus de 80 transactions entre des sociétés de la Frenchtech et ses clients du secteur privés au deuxième trimestre de 2017, rien qu’en région parisienne.

Utilisés à l’international, les services de la Fintech font des ravages, notamment autour du pacifique, en comptant parmi ses clients occasionnels 84,4% des Chinois et 76,9% des Indiens. En comparaison, les Français sont encore de timides utilisateurs puisqu’ils n’arrivent que 13ème sur la liste avec 36,2% d’utilisateurs. Le fait que l’on compte également la génération Y (née entre 1980 et 2000) comme plus grande utilisatrice montre que le phénomène n’a rien de passager.

Ce secteur d’activité a ouvert de nombreuses portes en prouvant que le monde de la banque est pénétrable. Cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd puisque les rumeurs se multiplient, et se vérifient : Le GAFA a bien l’intention d’y mettre son grain de sel. Le GAFA, c’est comme cela qu’on appelle les actuels Géants du Web : Google, Apple, Facebook, et Amazon.

En effet, bien que les start-ups de la Fintech aient donné quelques sueurs froides aux banques, les obligeant ainsi à se réinventer, elles ne sont pas la véritable menace. C’est en effet l’arrivée du GAFA sur le marché des finances et assurances qui risque de leur donner du fil à retordre.

Une alliance inévitable

Une alliance entre les banques et la Fintech est inéluctable si elles veulent pouvoir contrer ces futurs concurrents. L’avance phénoménale qu’ont pris les Géants du Web est directement liée à la totalité des données collectées à ce jour sur le public. Cela étant quasiment impossible à égaler dans le temps imparti, les banques ont maintenant besoin des start-ups de la Fintech pour répondre aux besoins actuels des clients et redorer leur image. Dans le même temps, ces start-ups bénéficieront d’une meilleure crédibilité et de plus de visibilité en s’appuyant sur l’expérience des pionniers du marché bancaire.

 

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