Statistiquement, le pouvoir d’achat des ménages français n’a cessé d’augmenter au cours des dernières décennies. Cependant, ces augmentations ne semblent pas suffisantes pour éviter les fins de mois difficiles. Ainsi, d’après l’étude Statista, la majorité des ménages français n’arrive pas à mettre de l’argent de côté. Lorsque l’on demande aux français la somme supplémentaire dont ils ont besoin, en moyenne pour vivre confortablement, ils évoquent la somme de 484€. Alors, qu’en 2016, le montant mentionné était de 464€.

Ci-dessous, le résultat de l’étude de Statista: 

Des statistiques à la réalité

Si statiquement on constate une évolution positive des revenus des ménages français, l’augmentation des revenus n’est pas la même pour tous. Il faut dire que les revenus des classes les plus aisés croissent bien plus vite que ceux des classes moyennes, ou des classes les plus défavorisées. D’ailleurs, de nos jours les classes moyennes ont un réel sentiment de déclassement, de paupérisation.

Précarisation

Avec la fin du plein emploi, on a assisté en France à la montée du chômage et de la précarisation. En effet, les parcours professionnels sont de plus en plus accidentés, ce qui a un impact négatif sur les revenus des français. Entre les contrats de travail précaires, les périodes d’inactivités, les français se sentent de plus en plus à la merci des évènements de la vie.

L’évolution des modes de vie a aussi précarisé les familles. Ainsi, du fait de l’augmentation du nombre de divorces, il y a de plus en plus de familles monoparentales. Ces familles où il n’y a qu’un seul revenu sont plus fragiles financièrement.

Evolutions des postes de dépense

Aujourd’hui en France, on estime à 57% le pourcentage des français qui détiennent leur résidence principale. Cependant, au fil des dernières années,  on peut voir que le différentiel entre l’augmentation des prix de l’immobilier et l’augmentation des salaires n’a fait que croître. Alors qu’avant les années 2000, l’accession à la propriété pour un ménage équivalait à environ 3.5 années de revenus nets, aujourd’hui, on est autour de 5.5 années de revenus. D’ailleurs, on constate aussi une augmentation du taux d’effort pour se loger chez les ménages les plus défavorisés, ainsi que pour les locataires du parc privé.

De plus, les progrès réalisés dans les NTIC ont fait évoluer la consommation des ménages. Ainsi, entre les années 60 et l’année 2005, la valeur des dépenses réalisées dans les technologies de l’information et de la communication par les ménages a été triplée.

Des modes de paiement différents

Afin d’inciter sans cesse les consommateurs à acquérir de nouveaux biens et services, de nouveaux modes de paiement sont apparus. En effet, il s’agit pour les commerçants de simplifier au maximum l’acte d’achat. Ainsi grâce aux réserves d’argent, au crédit consommation type paiements en plusieurs fois, au prêt personnel rapide, au paiement au clic, ou même sans contact, les achats sont réalisés plus aisément, aussi, ils semblent plus abstraits.

Finalement, les fins de mois difficiles des français ont amené de nouvelles tendances de consommation.  Ainsi, ces dernières années, on a observé la tendance du fait maison. Afin de réduire leurs dépenses de consommation, ainsi que d’avoir une plus grande maîtrise de leur alimentation, de nombreux français ont décidé de réaliser eux-mêmes yaourt, pains, petits pots…