Le Jeudi 23 juin 2016, date qui marquera les esprits et les manuels d’économie, les citoyens du Royaume-Uni se sont exprimés en faveur de leur retrait de l’Union Européenne. Cette grande première s’appelle communément le Brexit, pour la contraction des mots « British » et « Exit ». Au lendemain du referendum organisé à ces fins, l’Angleterre fait face à un choc total, non préparée à affronter les bouleversements que cela engendre. Aujourd’hui, 6 mois après la célèbre « gueule de bois » anglaise, il  est plus facile d’entrevoir à froid les conséquences économiques d’une telle démarche.

Brexit, conséquences et prévisions d’un avenir économique encore flou

Il est certain qu’en quittant l’Union Européenne, le Royaume-Uni n’effectue pas une démarche anodine. Au contraire, les conséquences sont multiples, à la fois sur le court et le long terme. Au 24 juin 2016, la bourse s’effondre. Des marchés financiers du monde entier sont directement impactés par le Brexit, avec par exemple -7.5% pour la bourse de Londres mais également -7% pour celle de Paris et -6.5 pour celle de Tokyo.

La Livre Sterling chute. Elle n’avait pas été aussi faible depuis 30 ans. Parce que cela sème le doute sur l’homogénéité et l’harmonie qui règne au sein de l’Union Européenne, l’Euro souffre et enregistre lui aussi une chute de sa valeur par rapport au dollar (de 3% contre 11% pour la Livre). Les économistes évaluent une baisse de la croissance du PIB du Royaume-Uni de 0.9% pour 2017 au lieu de 2%. Cela devrait entrainer des répercussions pour le marché de l’emploi à long terme, qui affiche pourtant un taux de chômage historiquement bas jusqu’ici.

Le traité de l’Union Européenne prévoyant un délai de deux ans renouvelables pour préparer un tel retrait, les gouvernements vont pouvoir définir les termes du départ du Royaume-Uni qui devra continuer de contribuer comme un membre actif de l’UE jusqu’à la fin des négociations. De nombreux accords commerciaux vont être impactés et devront donc être redéfinis. Cela pourrait à priori durer jusqu’à une dizaine d’année, et bien que les prévisions soient assez pessimistes, seule l’issue des échanges pourra nous en dire d’avantage sur les futurs droits commerciaux et financiers du Royaume-Uni, ainsi que sur sa croissance économique et celle de l’Union-Européenne. On prévoit une croissance négative pour le pays à horizon 15 ans, dépendant maintenant de ses relations à l’international.

Au-delà de l’économie

Il est clair que l’économie du Royaume-Uni va en pâtir, avec par exemple les inquiétudes du patronat britannique et la disparition de certaines aides financières dont le marché de l’agriculture sera le premier impacté. Cependant, la décision prise lors de ce referendum représente un impact d’une dimension psychologique non négligeable. Alors que les français, sociétés et citoyens, s’adaptent déjà malgré leur déception, les expatriés anglais sont assez préoccupés. La mobilité des citoyens est menacée puisque le Brexit ne va pas faciliter les déplacements des britanniques. A cela on ajoute la baisse de leur pouvoir d’achat, qui devrait suivre le cours de la Livre Sterling et ainsi impacter leur budget lors de leurs dépenses à l’étranger.

En parallèle, même si l’Union-Européenne réussi à limiter l’impact de la sortie du Royaume-Uni sur son économie, elle ne cache pas ses craintes concernant son impact politique. L’UE doit aujourd’hui faire face à un euroscepticisme montant qui pourrait bien aboutir à une reconsidération de son unité dont le risque le plus extrême est la mise en péril de son existence.

 

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