Les Français empruntent aujourd’hui pour tout et les établissements financiers rivalisent d’inventivité pour créer des produits et solutions de plus en plus divers. Dans ce contexte de taux bas, il est plus intéressant d’emprunter pour financer vos projets immobiliers, vos équipements, votre consommation, etc. Pour ce faire, il vous sera utile de savoir ce qu’un emprunt peut vous coûter à court, moyen et long-terme afin de faire un choix convenable.

Ce qui importe dans un emprunt

Il est indispensable de connaitre pour son prêt, les bases de calcul du coût d’un emprunt. Pour calculer le coût d’un emprunt, il faut connaitre en plus du montant du prêt, le taux d’intérêt, la durée de l’emprunt, la fréquence de remboursement du capital et des intérêts. Les différentes assurances ainsi que les frais de dossier font aussi partie du calcul. Ces éléments permettent d’établir un tableau d’amortissement de l’emprunt contracté.

Le tableau d’amortissement donne le montant que l’emprunteur doit à chaque échéance et ce qu’il a déjà versé. Le tableau montre la répartition entre le capital, l’intérêt, la prime d’assurance ainsi que le montant du capital restant. Ce document accompagne toujours l’offre de crédit.

Le taux d’amortissement est plus facile à établir en cas d’emprunt à taux fixe. Pour les emprunts à taux variable, établir le taux d’amortissement n’est possible que lorsque les taux d’intérêt et leur date d’application sont connus d’avance. Si le taux appliqué est, par exemple, indexé sur l’évolution des taux d’intérêt généraux, il deviendra impossible de calculer un taux d’amortissement applicable.

Comment se passe le remboursement ?

La modalité la plus utilisée est celle des mensualités, avec le remboursement d’une partie du capital et des intérêts chaque mois. Il existe cependant d’autres scénarios qui procurent un certain nombre d’avantages selon leurs tableaux d’amortissements.

Pour un prêt à taux d’intérêt globalement fixe, si on rembourse un montant fixe du prêt tous les mois (mensualité fixe), la répartition est comme tel :

  • la part du taux d’intérêt est dégressive c’est-à-dire qu’il est fort au début des remboursements pour diminuer progressivement par la suite
  • la part du capital va en croissant. Il augmente au fur et à mesure que la part du taux d’intérêt diminue

Si le montant du capital remboursé est constant :

  • Le taux d’intérêt remboursé diminue chaque mois
  • la mensualité est forte au début des remboursements puis diminue après tous les mois (mensualité dégressive).

Le remboursement global du prêt en cas de mensualité dégressive est relativement moins élevé en cas de mensualité fixe. L’inconvénient de la mensualité dégressive, c’est que les premiers remboursements sont plus élevés.

Par ailleurs, dans le cas où le remboursement du capital se fait à terme, c’est-à-dire au bout de la période de prêt tout en payant chaque mois des intérêts, on a :

  • un taux d’intérêt plus élevé par rapport à celui de mensualité fixe et dégressive, puisqu’il porte sur l’ensemble du crédit
  • un coût global du crédit sensiblement plus élevé.

Cette dernière formule peut convenir au cas où on attend une rentrée d’argent à la fin des échéances du crédit. L’emprunteur peut en outre épargner et placer le capital qu’il devait payer si les remboursements étaient mensuels ou annuels. Si le placement a un rendement meilleur que le coût supplémentaire qu’apporte cette modalité de prêt, il fait une bonne affaire.

Cas de taux d’intérêt révisable

Pour les taux d’intérêt révisables, le tableau d’amortissement est plus complexe à déterminer. Il y a des simulateurs disponibles en ligne pour vous aider. En général, vous devez fournir :

  • le taux d’intérêt annuel, les niveaux de variations de ce taux qui enclenchent une révision
  • la fréquence de cette révision
  • la variation du montant des remboursements à chaque échéance

Il vous est aussi demandé les scénarios d’évolution du taux (linéaire, en montagne russe…). Selon le type d’emprunt, un prêt à taux révisable peut-être très avantageux.