Nul besoin de disposer d’un capital conséquent pour réaliser un investissement locatif, il vous suffit d’avoir une bonne capacité d’endettement pour financer votre acquisition. Ainsi, il n’y a pas d’âge pour faire un investissement locatif, vous pouvez commencer à 20 ans, ou 50 ans.

Quel est l’objectif de votre investissement locatif ?

Lorsque vous achetez un bien pour de l’immobilier locatif, il est entendu que vous souhaitez gagner de l’argent. Cependant, dans cette recherche, souhaitez-vous préparer votre retraite ? Alléger votre facture fiscale ?

Aujourd’hui, si votre objectif est de réduire le montant de vos impôts, vous devrez vous renseigner sur les différents dispositifs en vigueur. Ils sont nombreux, mais leur intérêt dépendra de votre situation personnelle. Ainsi, le dernier en date est l’investissement locatif Pinel, ce dispositif prendra fin en Décembre 2017. La loi Pinel vous permet d’obtenir une réduction d’impôt. Le pourcentage de la réduction d’impôts dont vous pourrez bénéficier dépendra de la durée pendant laquelle vous vous engagerez à louer l’appartement que vous aurez acquis.

S’il s’agit de préparer votre retraite, le bien devra être remboursé avant le début de votre retraite. Ainsi, au moment de prendre votre retraite, vous pourrez choisir de conserver le bien, tout en continuant de bénéficier de ce complément de revenu. Ou encore, il vous sera possible revendre le bien, et utiliser le capital à d’autres fins.

Quel bien pour votre investissement locatif ?

Le type de bien que vous pourrez choisir dépendra de plusieurs facteurs ; votre capacité d’endettement, les prix et le périmètre que vous aurez déterminé. Sachez que si vous décidez d’investir dans un studio ou un deux-pièces, vous devrez régulièrement changer de locataire. Ces changements pourraient impliquer de la vacance locative pour vous. Cependant, un prenant une surface plus grande, vous pourriez la louer à une famille, les familles sont plus stables. Ou, vous pourrez faire de la colocation, cette option, vous permet de diminuer l’impact du départ d’un locataire.

Gestion du bien

En assurant vous-même la gestion de votre bien, certes, vous ferez des économies, mais en contrepartie, vous devrez y consacrer du temps (états des lieux, travaux, quittances de loyers, relances…).

Acheter un bien proche de son domicile a de nombreux avantages. D’une part, vous connaissez le marché, et d’autre part, en cas de problème, vous pourrez intervenir rapidement.

En gérant votre bien, vous devrez sélectionner les locataires, pour cela, vous exigerez les originaux des fiches de paie, avis d’imposition, contrat de travail… Cependant, malgré toutes les précautions que vous pourrez prendre, pour sélectionner votre locataire, vous ne serez jamais à l’abri d’un changement de sa situation. Souscrivez à une assurance loyer impayé. Bien qu’elle s’élève à environ 3% des revenus locatifs, sachez qu’elle est déductible de vos revenus fonciers.

Quel régime fiscal ?

Lorsque vous devez déclarer des revenus fonciers, vous devez choisir un régime fiscal pour ces revenus. Vous avez le choix entre le régime réel, et le régime du micro-foncier. Si vos revenus fonciers sont supérieurs à 15 000€ annuel, vous serez soumis au régime réel. Lorsque vos revenus sont inférieurs à 15 000€, vous pouvez choisir chacun des deux régimes. Mais, avec le micro foncier, vos déductions de charges sont plafonnées à 30%, tandis qu’avec le régime réel, il n’y a pas de plafond. En plus, vous pourrez reporter les déficits fonciers sur les années suivantes.

Endettez-vous

Aujourd’hui, les taux d’intérêt sont tellement bas, qu’il est plus intéressant pour vous de placer votre épargne sur une assurance vie, et de vous endetter pour réaliser votre investissement locatif.