Vous en avez assez de la grisaille parisienne ? Vous voulez de la chaleur et du soleil ? Vous avez décidé de prendre votre retraite ailleurs ? Ou, vous souhaitez tout simplement investir à l’étranger ? Sachez que de tels investissements ne sont plus réservés à une élite. De nombreux français ont décidé de sauter le pas, en achetant à l’étranger, que ce soit, en Europe, ou encore plus loin.

Parmi les destinations préférées des français pour un achat immobilier à l’étranger, on retrouve l’Espagne, le Maroc, la Thaïlande, le Portugal …

Tout comme en France, l’achat d’un bien immobilier à l’étranger suit un parcours administratif. De plus, un achat immobilier peut avoir des conséquences fiscales, il est donc important de se renseigner avant de se lancer.

Comment s’informer ?

Lorsque vous décidez de faire un achat à l’étranger, la personne la mieux placée pour vous renseigner, est le notaire. Bien que la consultation d’un notaire français dans une procédure d’achat à l’étranger n’ait aucun caractère obligatoire, cette consultation reste tout de même fortement conseillée.

Si vous n’avez pas de notaire, dans le cadre d’un achat à l’étranger, qu’il se fasse au sein de l’union européenne, ou en dehors, vous pouvez faire appel au réseau notarial européen. En faisant appel à un notaire membre de ce réseau, vous pourriez obtenir des informations sur le droit de propriété dans ce pays. D’un pays à un autre, la législation peut être très différente, ainsi, dans certains pays, les étrangers ne peuvent pas être propriétaire.  

Quelles formalités ?

Tout d’abord, pour réaliser cet achat à l’étranger, sachez que vous devrez obligatoirement ouvrir un compte bancaire dans ce pays. Lorsque vous souscrivez un emprunt bancaire en France pour un achat à l’étranger, la banque française vous demandera obligatoirement de lui fournir une garantie. Cette garantie sera surement une hypothèque. Cependant, la banque française privilégiera une hypothèque sur un bien en France. En plus, s’il faut virer l’argent à l’étranger, vous serez surement soumis à des commissions de change.

Puis, si vous décidez d’emprunter dans le pays où vous achèterez votre bien, il vous faudra faire preuve d’une vigilance accrue. Si en matière bancaire, les consommateurs sont assez protégés en France, il n’en est pas de même partout. De ce fait, assurez-vous que votre emprunt est à taux fixe, prêtez attention aux clauses de remboursement anticipé…

N’oubliez pas de vous renseigner sur l’existence d’une éventuelle convention fiscale bilatérale entre la France et ce pays. Car, sans convention, si vous décidez de louer le bien, vous serez imposé dans les deux pays. Sachez aussi que cet achat sera ajouté à votre patrimoine, ainsi, avec ce bien, vous pourriez être soumis à l’ISF.

Allez sur place

Le meilleur conseil qu’on puisse vous donner pour un achat à l’étranger est de ne pas acheter un bien immobilier sans l’avoir vu. Certes, aller sur place aura un coût, mais il sera sans doute moins élevé que s’il s’agissait d’une arnaque. Si dans le pays que vous avez choisi, la législation n’impose pas de notaire, il vaut mieux tout de même se faire assister d’un avocat afin de réaliser la transaction. Votre notaire en France sera à même de vous assister dans la recherche d’un avocat sur place.

Il existe aussi des agences immobilières qui sont spécialisés dans l’achat à l’étranger, avant de vous engager avec l’une d’elle, renseignez-vous.